MGM promo reel (1936)


MGM promo reel

(1936)



Synopsis & notes :
 
Curiosité retrouvée à Nancy dans le grenier d’un « sauveteur » en 1993, ce film promotionnel est présenté par notre duo, assisté de l’inévitable James Finlayson. Leur prestation consiste à nettoyer un télescope qui va leur permettre d’apercevoir les étoiles de la MGM, innombrables en cette année 1936. Bien évidemment, il s’agit pour Laurel et Hardy de cumuler un maximum de gags dans un peu moins de trois minutes (la bande promotionnelle possède une durée annoncée de huit minutes trente). L’arrivée de Finlayson met un terme aux facéties autour de la lunette astronomique et prie le public de se rapprocher de l’oculaire, ce qui marque le début véritable de la séquence promotionnelle où, brève visite du studio, vedettes, films récents se succèdent. Retour avec nos trois comparses et conclusion vertigineuse. On en dira pas plus sur le contenu des gags puisque, encore largement méconnue, cette bande ne mérite pas qu’on l’évente. Ce film est présenté pour la première fois depuis sa découverte, semble-t-il, dans le numéro 4 de Retour de flamme édité par Lobster vers 2006. Un avertissement préalable raconte les circonstances de la transmission de la bobine. Étant donné le lieu de sa découverte, le doublage est en Français.

Distribution :

  Stan Laurel :
  Oliver Hardy :
  James Finlayson :
  Et toutes les vedettes de la MGM

Fiche :


Date de sortie
1936

Réalisateur :
Inconnu

Production :
MGM

Distribution :
MGM

8 minutes et 30 secondes, parlant (doublé français)

The Lucky Dog (1921)


The Lucky Dog

(1921)

Le Veinard




Synopsis :

Un jeune homme (Stan Laurel), violemment expulsé par sa propriétaire, manquant d'être écrasé par des trams, est rejoint par une chien errant, qui devient le fil conducteur du récit. Celui-ci l’entraîne à rencontrer une jeune femme (Florence Gilbert) et son fiancé (Jack Lloyd) lors d'un accident, puis un malfrat (Oliver Hardy) qu'il interrompt lors d'un hold-up. Cette confrontation conduit à une course-poursuite entre les deux personnages qui trouve sa résolution provisoire dans la présence d'un policier. Plus tard, à l’occasion, d’une panique dans une exposition canine, le jeune homme retrouve la femme et part avec elle à son domicile. Le fiancé jure de se venger en embauchant le malfrat, rencontré fortuitement, qu’il fait passer pour un comte suisse chez le père de la jeune fille (non identifié). La tentative de meurtre échoue, grâce au chien. Le malfrat et le fiancé sont confondus.

Notes :

Ce court métrage reflète la production courante de l'époque, basées sur des scénarios sommaires, souvent improvisés face à la caméra, à partir d'une trame relâchée. Tourné en 1919, il ne sera diffusé qu'en 1921. Le film est qualifié de « médiocre » par les critiques. Beaucoup de gags manquent effectivement de rythme, non dans leur exécution mais par leur répétition qui appuient un peu trop les effets. Ainsi, un moulinet de balais, afin d'expulser Stan Laurel sur la voie publique, se répète inutilement ; un seul tramway suffisait à incarner une menace, la répétition tue l'effet escompté, etc. Cette insistance laisse soupçonner un scénariste, et réalisateur, peu assuré de ses moyens. On ignore si Stan Laurel s'est mêlé du travail de Jess Robbins et, si c'est le cas, il est possible que cela soit resté dans l'élaboration des gags mais pas dans la façon de les filmer. Heureusement, le triangle amoureux, trop classique, même pour l'époque, est sauvé du naufrage par la bonne utilisation du chien qui, dès son entrée en scène dans les premières minutes, se révèle un liant dynamique entre les séquences.
Le film possède tout de même l'intérêt de rapprocher Laurel et Hardy pour la première fois sur un écran de cinéma, ce qui a joué sur la renommé de ce titre. Ce rapprochement entre les deux acteurs n’est toutefois pas le départ de leur collaboration, mais une simple prestation dans un second rôle pour ce qui concerne Oliver Hardy. Le rôle joué par Stan Laurel constitue également une surprise pour l'habitué du tandem qui ignorerait leurs œuvres précédentes. En effet, les yeux fortement maquillés, les cheveux plaqués, le port d'un canotier, et de vêtements ajustés à sa minceur, tranchent avec le personnage « égaré » auquel Stan Laurel nous habituera par la suite. De l'autre côté, l'apparition d'Oliver Hardy dans un rôle de malfrat correspond au schéma habituel de ces films burlesques, qui exposent des personnages corpulents agressifs. À ces titres divers, The Lucky Dog reste un objet de curiosité. Selon Roland Lacourbe (cf. Bibliographie), cet opus serait une tentative improvisée de vendre les talents comiques de Stan Laurel. Serait-ce alors autant pour son interprétation que son concours à l'élaboration de gags, comme nous le supposons plus haut ? À noter la présence de Florence Gilbert (1904-1991), qui fit une carrière cinématographique relativement courte (une soixantaine de titres dont une majorité de courts métrages). Son nom est parfois écorché dans les filmographies : Gillet au lieu de Gilbert.
Les copies consultées se révèlent plus brèves que la durée annoncée sur les fiches techniques : 17 mn en moyenne au lieu de 24 mn. La scène de l'exposition canine est d'ailleurs fortement lacunaire. Les conditions de conservation des pellicules originales en sont généralement la cause. De même, la qualité des images varie d'un DVD à l'autre, dans les éditions actuelles...

Distribution :

Le jeune homme :
  Stan Laurel
La jeune femme :
  Florence Gilbert
Le malfrat :
  Oliver Hardy
Le fiancé :
  Jack Lloyd :
Le domestique :
  Edward Jefferson :
Le père :
  (Non identifié)

Fiche :


Date de sortie
10 Octobre 1921

Réalisateur :
Jess Robbins

Scénariste :
Jess Robbins

Producteur :
Gilbert M. « Broncho Billy » Anderson

Production :
Sun-Lite Pictures

Distribution :
Metro Pictures Corporation

24 minutes, 600 mètres, 2 bobines, 35 mm, muet

Oliver Hardy Stan Laurel, Oliver Hardy