The Lucky Dog
(1921)
Le Veinard
Synopsis :
Un jeune homme (Stan Laurel),
violemment
expulsé par sa
propriétaire, manquant d'être écrasé par des trams, est rejoint par une
chien errant, qui devient le fil
conducteur du
récit. Celui-ci l’entraîne à rencontrer une jeune femme (Florence
Gilbert) et
son fiancé (Jack Lloyd) lors d'un accident, puis un malfrat (Oliver
Hardy) qu'il interrompt lors d'un hold-up. Cette confrontation
conduit à une course-poursuite entre les deux personnages qui trouve sa
résolution provisoire dans la présence d'un policier. Plus tard, à
l’occasion,
d’une
panique dans une exposition canine, le jeune homme retrouve la femme et
part
avec elle à son domicile. Le fiancé jure de se venger en embauchant le
malfrat, rencontré fortuitement, qu’il
fait passer pour un comte suisse chez le père de la jeune fille (non
identifié). La tentative de meurtre échoue, grâce au chien. Le malfrat
et le
fiancé sont confondus.
Notes :
Ce court métrage reflète la
production courante de l'époque, basées sur des scénarios sommaires, souvent
improvisés face à la caméra, à partir d'une trame relâchée. Tourné en 1919, il
ne sera diffusé qu'en 1921. Le film est qualifié de « médiocre » par les
critiques. Beaucoup de gags manquent effectivement de rythme, non dans leur
exécution mais par leur répétition qui appuient un peu trop les effets. Ainsi,
un moulinet de balais, afin d'expulser Stan Laurel sur la voie publique, se
répète inutilement ; un seul tramway suffisait à incarner une menace, la
répétition tue l'effet escompté, etc. Cette insistance laisse soupçonner un
scénariste, et réalisateur, peu assuré de ses moyens. On ignore si Stan Laurel
s'est mêlé du travail de Jess Robbins et, si c'est le cas, il est possible que
cela soit resté dans l'élaboration des gags mais pas dans la façon de les
filmer. Heureusement, le triangle amoureux, trop classique, même pour l'époque,
est sauvé du naufrage par la bonne utilisation du chien qui, dès son entrée en
scène dans les premières minutes, se révèle un liant dynamique entre les
séquences.
Le film possède tout de même l'intérêt de rapprocher Laurel et Hardy pour la première fois sur un écran de cinéma, ce qui a joué sur la renommé de ce titre. Ce rapprochement entre les deux acteurs n’est toutefois pas le départ de leur collaboration, mais une simple prestation dans un second rôle pour ce qui concerne Oliver Hardy. Le rôle joué par Stan Laurel constitue également une surprise pour l'habitué du tandem qui ignorerait leurs œuvres précédentes. En effet, les yeux fortement maquillés, les cheveux plaqués, le port d'un canotier, et de vêtements ajustés à sa minceur, tranchent avec le personnage « égaré » auquel Stan Laurel nous habituera par la suite. De l'autre côté, l'apparition d'Oliver Hardy dans un rôle de malfrat correspond au schéma habituel de ces films burlesques, qui exposent des personnages corpulents agressifs. À ces titres divers, The Lucky Dog reste un objet de curiosité. Selon Roland Lacourbe (cf. Bibliographie), cet opus serait une tentative improvisée de vendre les talents comiques de Stan Laurel. Serait-ce alors autant pour son interprétation que son concours à l'élaboration de gags, comme nous le supposons plus haut ? À noter la présence de Florence Gilbert (1904-1991), qui fit une carrière cinématographique relativement courte (une soixantaine de titres dont une majorité de courts métrages). Son nom est parfois écorché dans les filmographies : Gillet au lieu de Gilbert.
Les copies consultées se révèlent plus brèves que la durée annoncée sur les fiches techniques : 17 mn en moyenne au lieu de 24 mn. La scène de l'exposition canine est d'ailleurs fortement lacunaire. Les conditions de conservation des pellicules originales en sont généralement la cause. De même, la qualité des images varie d'un DVD à l'autre, dans les éditions actuelles...
Le film possède tout de même l'intérêt de rapprocher Laurel et Hardy pour la première fois sur un écran de cinéma, ce qui a joué sur la renommé de ce titre. Ce rapprochement entre les deux acteurs n’est toutefois pas le départ de leur collaboration, mais une simple prestation dans un second rôle pour ce qui concerne Oliver Hardy. Le rôle joué par Stan Laurel constitue également une surprise pour l'habitué du tandem qui ignorerait leurs œuvres précédentes. En effet, les yeux fortement maquillés, les cheveux plaqués, le port d'un canotier, et de vêtements ajustés à sa minceur, tranchent avec le personnage « égaré » auquel Stan Laurel nous habituera par la suite. De l'autre côté, l'apparition d'Oliver Hardy dans un rôle de malfrat correspond au schéma habituel de ces films burlesques, qui exposent des personnages corpulents agressifs. À ces titres divers, The Lucky Dog reste un objet de curiosité. Selon Roland Lacourbe (cf. Bibliographie), cet opus serait une tentative improvisée de vendre les talents comiques de Stan Laurel. Serait-ce alors autant pour son interprétation que son concours à l'élaboration de gags, comme nous le supposons plus haut ? À noter la présence de Florence Gilbert (1904-1991), qui fit une carrière cinématographique relativement courte (une soixantaine de titres dont une majorité de courts métrages). Son nom est parfois écorché dans les filmographies : Gillet au lieu de Gilbert.
Les copies consultées se révèlent plus brèves que la durée annoncée sur les fiches techniques : 17 mn en moyenne au lieu de 24 mn. La scène de l'exposition canine est d'ailleurs fortement lacunaire. Les conditions de conservation des pellicules originales en sont généralement la cause. De même, la qualité des images varie d'un DVD à l'autre, dans les éditions actuelles...
Distribution :
Le jeune homme :
Stan Laurel
La jeune femme :
Florence Gilbert
Le malfrat :
Oliver Hardy
Le fiancé :
Jack Lloyd :
Le domestique :
Edward Jefferson :
Le père :
(Non identifié)
Fiche :
Date de sortie
10 Octobre 1921
Réalisateur :
Jess Robbins
Scénariste :
Jess Robbins
Producteur :
Gilbert M. « Broncho Billy » Anderson
Production :
Sun-Lite Pictures
Distribution :
Metro Pictures Corporation
24 minutes, 600 mètres, 2 bobines, 35 mm, muet
![]() |
![]() |
Stan Laurel |
Stan Laurel, Oliver Hardy |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire